Voyage autour de ma bibliothèque
Mardi 12 mai 2020
Le piéton de Paris…
Lecture pour les jours à venir.

Ce papier retrouvé dans Le paysan de Paris… plié comme le temps… nostalgie de mes années d’étudiant à Paris 3 Sorbonne Nouvelle… avec ce sujet n° 2 de littérature comparée sur deux passages de Sartre (Les Mots) et Mishima (Confessions d’un masque).



Parmi les Passages disparus de Paris, celui de l’Opéra (10-12 Bd des Italiens dans le 9e) et son café Certa. C’est là, après le Manifeste Dada de 1918, que Tristan Tzara, Max Ernst, Jean Arp, Fraenkel, forment un groupe qui sera vite rejoint par ceux qui deviendront les principaux animateurs du surréalisme : Breton, Aragon, Reverdy, Eluard, Picabia, Apollinaire…
Louis Aragon dans Le Paysan de Paris écrit à propos du Certa :
« C’est ce lieu où, vers la fin 1919, André Breton et moi décidâmes de réunir désormais nos amis, par haine de Montparnasse et de Montmartre, par goût aussi de l’équivoque des passages… c’est ce lieu qui fut le siège principal de assisses de Dada, que cette redoutable association complotât l’une de ces manifestations dérisoires et légendaires qui firent sa grandeur et sa pourriture, ou qu’elle s’y réunit par lassitude, par désœuvrement, par ennui, ou qu’elle s’y assemblât sous le coup d’une de ces crises violentes qui la convulsaient parfois quand l’accusation de modérantisme était portée contre l’un de ses membres. Il faut bien que j’apporte à en parler une sentimentalité incertaine. »




