Le fondement de l’agriculture

#lasecondemain

mardi 31 mars 2026

« Le fondement de l’agriculture est la connaissance du naturel des terroirs que nous voulons cultiver, soit que nous les possédions de nos ancêtres, soit que les ayons acquis : afin que par ceste adresse, puissions manier la terre avec artifice requis ; et employans à propos et argent et peine, recueillions le fruict du bon ménage, que tant nous souhaitons : c’est-à-dire, contentement avec modéré profit et honneste plaisir. « 

Olivier de Serres, Le Théâtre d’agriculture et mesnage des champs (1600),  Actes Sud, 1997, p. 23. 

La poésie se fait dans un lit

#lasecondemain

Souvenir Facebook 22 mars 2019

« La poésie se fait dans un lit comme l’amour
Ses draps défaits sont l’aurore des choses »

André Breton, « Sur la route de San Romano », (Poèmes) 1948. In Signe ascendant (1949).

quand on a à peine 20 ans on ose écrire des poèmes sur les livres d’André Breton !

toujours dans ce livre, « Signe ascendant » de Breton, j’y redécouvre cette photo… »dans la menthe de la mémoire »…

« Il y aura toujours une pelle au vent dans les sables du rêve ».

André Breton, Le La, P.-A. B, Alès, 1961

https://www.andrebreton.fr/fr/work/56600100046570

tout le malheur des hommes

#lasecondemain

21 mars 2020

« …tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre… »

Blaise Pascal, Les Pensées, Fragment Divertissement n° 4 / 7

Les algorithmes nous ont libérés des voyages

#lasecondemain

9 mars 2017
 
« Les algorithmes nous ont libérés des voyages de groupe, des points de vue obligés et des arrêts obligatoires devant des panoramas à souvenirs. Ils procèdent d’un désir d’autonomie et de liberté. Mais ils contribuent aussi à assujettir l’internaute à cette route calculée, efficace, automatique, qui s’adapte à nos désirs en se réglant secrètement sur le trafic des autres. Avec la carte, nous avons perdu le paysage. Le chemin que nous suivons est le « meilleur » pour nous.
Mais nous ne savons plus bien identifier ce qu’il représente par rapport aux autres trajets possibles, aux routes alternatives et peu empruntées, à la manière dont la carte compose un ensemble. Nous n’allons pas en revenir aux voyages de groupe et à leur guide omniscient. En revanche, nous devons nous méfier du guidage automatique. Nous pouvons le comprendre et soumettre ceux qui le conçoivent à une critique vigilante. Il faut demander aux algorithmes de nous montrer et la route, et le paysage. »
 
Dominique Cardon, A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data. Seuil, 2015, p. 106.