Paul Auster : pratiques d’écriture, pratiques d’espace

Souvenir Facebook 1er mai 2024
 
Paul Auster est un de ces écrivains à avoir été positivement contaminés par le Quichotte (dans Cité de verre, Daniel Quinn a les mêmes initiales que Don Quichotte !) et la fonction référentielle du livre que l’on trouve également dans Borges. D’ailleurs, le livre que va consulter Quinn dans la bibliothèque de l’Université, « Le Jardin et la Tour : premières visions du Nouveau Monde », évoque deux récits de Borges : « Le Jardin aux sentiers qui bifurquent » et « La Bibliothèque de Babel ».
Paul Auster a été, à une époque de ma vie, un écrivain qui a beaucoup compté. Je l’ai lu, travaillé, et il m’a même inspiré quelques réflexions publiées notamment dans cet article – où sont également conviés, Cervantès, Borges, Le Clézio, Mallarmé… : « Pratiques d’écriture, pratiques d’espace », in Propriétés de l’écriture, Revue OP. CIT. n° 10, Presses Universitaires de Pau, 1998, pp. 183-191.
« La marche est une pratique spatialisante du tissu urbain : elle laisse derrière elle des lignes invisibles, aux tracés chaotiques, qui dessinent des figures in-sues. […] Stillman a tracé dans les rues de New York des lettres invisibles et les mots qu’elles composent, non seulement transforment la ville en texte, mais font surtout de la ville une tour : THE TOWER OF BABEL ».
P.-S. juste pour préciser que cet article doit beaucoup à l’enseignement de mon maître Gabriel Saad qui d’ailleurs est cité plusieurs fois.

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