Les algorithmes nous ont libérés des voyages

#lasecondemain

9 mars 2017
 
« Les algorithmes nous ont libérés des voyages de groupe, des points de vue obligés et des arrêts obligatoires devant des panoramas à souvenirs. Ils procèdent d’un désir d’autonomie et de liberté. Mais ils contribuent aussi à assujettir l’internaute à cette route calculée, efficace, automatique, qui s’adapte à nos désirs en se réglant secrètement sur le trafic des autres. Avec la carte, nous avons perdu le paysage. Le chemin que nous suivons est le « meilleur » pour nous.
Mais nous ne savons plus bien identifier ce qu’il représente par rapport aux autres trajets possibles, aux routes alternatives et peu empruntées, à la manière dont la carte compose un ensemble. Nous n’allons pas en revenir aux voyages de groupe et à leur guide omniscient. En revanche, nous devons nous méfier du guidage automatique. Nous pouvons le comprendre et soumettre ceux qui le conçoivent à une critique vigilante. Il faut demander aux algorithmes de nous montrer et la route, et le paysage. »
 
Dominique Cardon, A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data. Seuil, 2015, p. 106.

Les Plaisirs et les Jours – février 2021

Samedi 27 et dimanche 28 février 2021

Texte et photos de Ludovic Pautier. Post facebook du 1 mars 2026

Image 1. Lotte juste grillée. Premières asperges d’Onesse-et-Laharie comme un clin d’œil à Michel Ohl. Sifflets de poireaux. Chorizo. Blanc parcellaire du Château Cazebonne de M. Jean-Baptiste Duquesne. Cela matchait bien comme une passe de Codor, un but de Maradona, un carambo de Pampi Laduche.

Image 2. Syrah, carignan, grenache, abouriou, franc, merlot. Accord fonte des ossatures par Boussens et Farrugia.

Image 3. Malavara para buenos dias. Con el brujo Raul Calle Diaz.

Images 4 et 5. Côte de boeuf Parthenaise de la Maison Mauvignier à Mérignac. J’en mangerais sur la tête d’un vegan. Voire d’un islamo-gauchiste.

Image 6. Ceci n’est pas une pipe mais deux.

Image 7. Bas Armagnac Louis Dupuy. L’eau aux « quarante vertus ou efficacités » (d’après Maître Vital Dufour en 1310)

Et aussi… Ce qu’on ne vous dit pas… Et le reste.

Le joli rosé de 2020 

Samedi 27 et dimanche 28 février 2021

Dans la petite nef le joli rosé de 2020 n’a pas fini ses mystères en sucre. Certains le dégustent en remuant. Trop. Pour plaire et vivre longtemps, le buveur a son rituel qui le conduit au spleen. 

P.-S. Images et commentaires d’après le post facebook de Ludovic Pautier du 1 mars 2021.