Certes, une partie de l’assistance était hébergée sur place dès le vendredi 2 et jusqu’au dimanche 4. Ceci qui explique cela. Ou l’inverse. La performance œnologique n’étant que la trace liquide, l’encre buvable, de la performance poético ambulatoire.
alors oui, je crois que c’est une bonne manière de commencer cette conversation avec le dernier livre de Sébastien Lapaque… par ces premières lignes…
« Ce n’est pas à la cave mais à la vigne que doit débuter toute conversation un peu sérieuse avec un vigneron. L’étourdi qui s’enferme dans le chai pour jacter comme un œnologue sans avoir jamais vu la feuille, la fleur ou le fruit s’expose à dire et à entendre beaucoup de bêtises. C’est une leçon jadis reçue de la bouche de
Marcel Lapierre, le regretté vigneron de Villié-Morgon : pour tutoyer le vin et ses mystères, il faut toujours en revenir aux questions agricoles, sol, plante, terroir, météo, culture. Un demi-clair matin de juin, à Avize, en Champagne, c’est donc dans la parcelle Les Chantereines – un bas de coteau argileux peu pentu et orienté vers l’est – qu’a commencée ma conversation sur le chardonnay avec Anselme Selosse. »
Sébastien Lapaque, On aura tout bu, Actes Sud, 2022
« […] selon Démocrite et Epicure, rien ne se crée de rien dans la nature (c.a.d. rien n’est créé). Rien ne se crée de rien, et il est bien évident que les « opera litteraria » le sont à partir des lettres et des mots et des signes de ponctuation, etc. (par simple permutation de ce que Lucrèce appelle « elementeria ». «