l’amour c’est quelque chose

peut-être
 
Eh bien !
l’amour
c’est quelque chose.
C’est comme,
peut-être,
une part de tarte aux pommes.
…………………
perhaps
boy !
love
is something.
It
is like,
perhaps,
a piece
of appel pie.
 
Richard Brautigan, « Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus », traduit de l’anglais par Thierry Beauchamp et Romain Rabier.

Mi padre murió…

#lasecondemain

10/10/2026

« Mi padre murió […] y sus recuerdos quedaron en ese limbo de la memoria en el que se desvanecen las vidas de los que nos precedieron y a los que no escuchamos cuando estaban vivos. Luego nos arrepentimos de ello y, como yo ahora, tratamos de reconstruir sus pequeñas historias con los retazos de lo que se quedó en el aire y aún alcanzamos a recordar.“

Julio Llamazares, El viaje de mi padre, Alfaguara, 2025, p. 16

Le texte que vous écrivez…

#lasecondemain

10/10/2018

« Le texte que vous écrivez doit me donner la preuve qu’il me désire. Cette preuve existe : c’est l’écriture. L’écriture est ceci : la science des jouissances du langage. »

Roland Barthes, Le plaisir du texte, éd. du Seuil, 1973, Paris, p.13-14

Jean-Yves Pouilloux, L’art et la formule

#lasecondemain

06/10/2017
 
l’art et la formule de Jean-yves Pouilloux, sur les traces de Merleau-Ponty sur les traces de Proust – ou l’inverse. mais pas que. aussi : Paulhan, Queneau, Michon, Montaigne, Nicolas Bouvier, P.-A. Jourdan, Alexandre Hollan, etc.
 
« Comment éviter de réduire la lumière qui baigne le monde à des noms de couleurs… » p. 25
 
« Il s’agit donc, pour retrouver la vérité de notre perception, de revenir, à travers les strates successives que nos habitudes, nos attentes, notre éducation, nos amours ont déposées entre le monde et nous, jusqu’à cette marque inaperçue qu’une première ouverture a inscrite en nous. Car nous sommes aveugles à ce qui nous entoure, déformant immédiatement ce qui est devant nous par la croyance que nous l’avons sous les yeux, que c’est vers l’extérieur qu’il convient de diriger notre attention. Tout au contraire, c’est en revenant vers nous que nous pourrons, peut-être, rejoindre ce qui est vérité de notre rapport au monde. » p. 37
 
« Il s’agit pour [Merleau-Ponty] d’aller vers ce qui n’avait pas encore en lui-même été pensé, il s’agit de mettre à l’épreuve le pouvoir de l’expression pour en déployer les capacités de découverte. […] Peut-être est-il possible de concevoir ainsi ce que Merleau-Ponty nomme la « chair » : ce moment de vibration sans cesse renouvelé où se rencontrent la parole humaine et le monde du silence et où s’opère « l’infatigable métamorphose du voyant et du visible, dont le principe est posé et qui est mise en route avec la première vision ». Que Proust ait guidé Merleau-Ponty sur cette voie aventureuse fait peu de doute […] » p. 40
 
Jean-Yves Pouilloux, L’art et la formule, Gallimard, coll. l’Infini, 2016, 204 p.
 
et aussi quelques extraits en ligne sur google books : https://goo.gl/H8ukwP