Le festin d’une juerga de vin de route

Souvenir Facebook Vendredi 12 septembre 2025
 
« Le festin
d’une juerga de vin de route
bu dans les fossés
se couche
recru dans l’alluvion
de la peur des mémoires »
 
Ludovic Pautier, Macérations. Poésie & flamenco, ATELIER BAIE, 2025.

ça raconte Sarah…

Souvenir Facebook Mercred 12 septembre 2018
 

Pauline Delabroy-Allard, ça raconte Sarah

 
« Le soufre est un corps simple. C’est l’élément chimique de numéro atomique 16. De Symbole : S. » p. 31
 
« L’amour avec une femme : une tempête. » p. 35.
 
« Elle m’écrit, beaucoup. Dans les vies séparées que l’on mène, il y a les mots qui fusent, toute la journée, et tard dans la nuit. Elle m’écrit, je réponds, elle m’écrit encore. Elle me pose des questions, est-ce que moi aussi j’ai aimé ça, est-ce que moi aussi ça m’obsède depuis. Mes réponses : oui, oui,. Oui. La vie extérieure n’existe plus. La vie matérielle non plus. Il n’y a plus qu’elle. Elle, ses yeux de serpent, ses seins, son cul. » p. 36
 
ça raconte Sarah… première partie, 99 pages, d’une traite… parce que ce livre, on ne peut lire que vite, dans l’épuisement, sans reprendre son souffle… comme on « hurle l’amour en fuite » (p. 80)…
 
Souvenir Facebook Jeudi 13 septembre 2018
 
voilà, ça raconte Sarah, un roman de Pauline Delabroy-Allard, aux Editions de Minuit… Un roman lu à toute vitesse, dans l’urgence… « Et puis après, qu’est-ce qui se passe, après ? »
 
Pauline Delabroy-Allard, ça raconte Sarah, Editions de Minuit, 2018. 
 
 

Lâchez tout

Souvenir Facebook Lundi 12 septembre 2016
 
 » Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme. « 
 
Arthur Rimbaud, « Sensation »
 
« Lâchez tout.
Lâchez Dada.
Lâchez votre femme, lâchez votre maîtresse.
Lâchez vos espérances et vos craintes.
Semez vos enfants au coin d’un bois.
Lâchez la proie pour l’ombre.
Lâchez au besoin une vie aisée, ce qu’on vous donne pour une situation d’avenir.
Partez sur les routes. »
 
André Breton, « Lâchez tout », 1922