Une journée en Zélande

Souvenir Facebook Samedi 25 octobre 2025
 
Une journée en Zélande : entre ciel et mer, ce plat pays que Jean-Claude Pirotte aimait :
 
Une île ici
 
mais l’île est-elle grosse
d’on ne sait quelle enfance
 
dont il ignore tout
bien que ce soit à lui
 
de dévoiler la charge
et les plis de mémoire
 

Mi corazón reposa junto a la fuente fría

Souvenir Facebook Mercredi 24 octobre 2018
 
Federico García Lorca
SUEÑO

mayo de 1919
 
Mi corazón reposa junto a la fuente fría.
(Llénalo con tus hilos,
araña del olvido.)
 
El agua de la fuente su canción le decía.
(Llénala con tus hilos,
araña del olvido.)
 
Mi corazón despierto sus amores decía.
(Araña del silencio,
téjele tu misterio.)
 
El agua de la fuente lo escuchaba sombría.
(Araña del silencio,
téjele tu misterio.)
 
Mi corazón se vuelca sobre la fuente fría.
(Manos blancas, lejanas,
detened a las aguas.)
 
Y el agua se lo lleva cantando de alegría.
(¡Manos blancas,
lejanas, nada queda en el agua!)
 

Pétrarque, Canzoniere

Souvenir Facebook Mardi 24 Octobre 2023

Vous qui écoutez l’écho des soupirs
Dont j’ai en vers épars nourri mon coeur
Au temps de ma fautive jeunesse
Où j’étais un autre homme qu’à présent,
 
Pour mes pleurs divers et pour mes discours
Entre vains espoirs et vaine douleur,
Que celui de vous qui connaît l’amour
Soit compatissant et même indulgent.
 
Je suis hélas certain que ma conduite
Fut longtemps la risée de tous, si bien
Que je me fais souvent honte à moi-même.
 
La honte est le fruit de mes errements,
Et le repentir, et le clair savoir
Que ce qui plaît au monde est un court rêve.
 
Pétrarque, Canzoniere, Sonnet 1
traduction de René de Ceccatty

contre un lampadaire

#intermède

21/10/2026 23:28
 
contre un lampadaire
dans le bruit des vagues nues –
l’homme au chapeau

Souvenir Facebook Lundi 21 octobre 2024
 

Nicolas Barral, L’intranquille monsieur Pessoa, Dargaud, 2024.

 

au milieu de l’obscur

#intermède

Talence 21/10/2018 23:28
au milieu de l’obscur
le miroir périlleux de l’âme
légère et court vêtue
là commence et finit ce que nous avons imaginé
(dans le livre de la mémoire)
du désir tendu vers la fin immobile
quand la blancheur tombe
on sait que l’écriture est visible
et que les mots quand même
font jouir
(en lisant Giorgio Agamben, Intelletto d’amore)