Saga vigne & vin

Souvenir Facebook Mercredi 13 septembre 2017

ces temps-ci, le facteur il est bien gentil… voilà un double arrivage tout droit de Nîmes, de Atelier Baie éditions : « Vigne Saga, Embres & Castelmaure » de Jacques Maigne avec des photographies de Bruno Doan ; le numéro 10 de la »revue seraine et saisonnière » In Vino consacré au Champagne, avec notamment une carte postale de l’ami Ludovic Pautier, « Le vent aime la vigne », consacrée à Sylvain Jougla et son Petit clos des vents, près de Duras (celle qui écrivait « L’homme qui boit est un homme interplanétaire » »). Du même Ludovic, dans la rubrique Question d’adresse(s), une note sur le « joyeux caboulot » de Jean-marc Sinceux, Le Desnoyez, 3 rue Dénoyez, dans le 20e à Paris. Une histoire à suivre donc, quién sabe, peut-être avec Cepdivin…

je me suis aperçu que je n’avais pas besoin de le boire pour aimer le vin

Souvenir Facebook Samedi 20 août 2022
 
« […] je me suis aperçu que je n’avais pas besoin de le boire pour aimer le vin. Je l’aimais déjà, je l’aimais avant de le goûter, je l’aimais avant de le connaître, je l’aimais avant de naître, je l’aimais avant que les poètes m’apprennent à l’aimer, je l’aimais avant que l’homme se décide enfin à cultiver, apprivoiser, choyer la vigne comme un trésor inespéré. Je l’aimais avant de savoir que la vigne porte des fruits, avant même que l’homme s’en avise, avant que je trouve une grappe au fond d’une combe et que je la goûte, je l’aimais comme un paysage rêvé, je l’aimais comme un songe et je l’ai détesté comme un cauchemar. Je l’aimais avec la ferveur que je veux éprouver plus tard pour la femme que j’espère aimer. Je l’aimais avec la pudeur que j’imagine être celle des amants courtois, oui, j’aimais le vin comme le troubadour chérit sa Dame – sans la connaître. J’aime donc le vin parce que je ne le connais pas, et que jamais je ne le connaîtrai.
J’aime le vin parce qu’il m’est étrange, parce qu’il m’est familier, parce qu’il est incompréhensible et fabuleux. J’aime le vin parce que je ne peux m’empêcher d’aimer les hommes.
J’aime le vin que je bois, lorsqu’il mérite son nom. Dans ma cave, il n’y a pas de vin. Il n’y a que d’heureuses espérances. »
 
Jean-Claude Pirotte, Le silence, Stock, 2016, pp. 45-46.

En relisant aujourd’hui : « je me suis aperçu que je n’avais pas besoin de le boire pour aimer le vin »… mais quand je le bois, je l’aime encore plus. et, ayant la nostalgie de cet amour consommé, je me condamne volontiers à en boire un autre. et, ainsi de suite, tant qu’il n’y aura dans ma cave « que d’heureuses espérances »…
 

Ne pas se laisser aller…

Souvenir Facebook 30 mars 2019

Ne pas se laisser aller… confit de porc aux cèpes… avec un albillo real de Bodegas Marañones (San Martin de Valdeiglesias, Sierra de Gredos) trouvé ce midi aux Plaisirs du Vin à Dax.