Souvenir Facebook Vendredi 8 septembre 2017
« Le Banquet des absents », Levée d’encre, 2017, 133 pages.
Il y a des semaines, comme ça, où l’on aime le facteur.
Mercredi, c’était le n°47, de la revue Papilles : « De vin, de vent et d’ivresse… » Aujourd’hui, « Le Banquet des absents » auquel nous invite François Vignes.
Est-il besoin de préciser que dans cette levée d’encre, il est aussi beaucoup question de levées de coude, comme le laisse entendre Jean-Claude Tardif (pp.14-20) lorsqu’il évoque « ces clochards que l’on dit célestes » et ces « aristocrates du canon, marquis du Revermont, Ducs des vins bleus… » A ce pantagruélique banquet, Jean-Claude Pirotte, le chantre du Revermont, l’auteur des mémorables « contes bleus du vin » est bien présent, sous la plume d’Olivier Bailly (auteur de « Monsieur Bob » chez Stock, à propos de Robert Giraud) qui convoque ici ses « souvenirs incertains » en compagnie de Jean-Claude au pied de la Montagne Noire, à Montolieu, dans le Cabardès (pp. 78-82).
On lira donc ces pages en levant le coude, puisque lire c’est comme écrire : « Ecrire, c’est se donner le temps de boire un verre avec des compagnons dont on est le seul à déceler la présence. » (André Hardellet, p. 84). « Pour François Vignes, remarque Jean Antonin Billiard, la vie littéraire, se résume bien souvent à des souvenirs de bistrots et de troquets… » (p 84). Cette vie littéraire en vaut bien d’autres. Pour ma part, je vais déguster ce livre comme je voudrais toujours déguster la vie, comme on déguste un bon vin, avec des personnes qu’on aime : Antoine Blondin, Michel Ohl, Louis Nucéra, André Laude, Alphonse Boudard… et j’en passe. On n’a jamais fini de boire « le vin des rêves », celui qui convoque les absents.

