l’art et la formule de Jean-yves Pouilloux, sur les traces de Merleau-Ponty sur les traces de Proust – ou l’inverse. mais pas que. aussi : Paulhan, Queneau, Michon, Montaigne, Nicolas Bouvier, P.-A. Jourdan, Alexandre Hollan, etc.
« Comment éviter de réduire la lumière qui baigne le monde à des noms de couleurs… » p. 25
« Il s’agit donc, pour retrouver la vérité de notre perception, de revenir, à travers les strates successives que nos habitudes, nos attentes, notre éducation, nos amours ont déposées entre le monde et nous, jusqu’à cette marque inaperçue qu’une première ouverture a inscrite en nous. Car nous sommes aveugles à ce qui nous entoure, déformant immédiatement ce qui est devant nous par la croyance que nous l’avons sous les yeux, que c’est vers l’extérieur qu’il convient de diriger notre attention. Tout au contraire, c’est en revenant vers nous que nous pourrons, peut-être, rejoindre ce qui est vérité de notre rapport au monde. » p. 37
« Il s’agit pour [Merleau-Ponty] d’aller vers ce qui n’avait pas encore en lui-même été pensé, il s’agit de mettre à l’épreuve le pouvoir de l’expression pour en déployer les capacités de découverte. […] Peut-être est-il possible de concevoir ainsi ce que Merleau-Ponty nomme la « chair » : ce moment de vibration sans cesse renouvelé où se rencontrent la parole humaine et le monde du silence et où s’opère « l’infatigable métamorphose du voyant et du visible, dont le principe est posé et qui est mise en route avec la première vision ». Que Proust ait guidé Merleau-Ponty sur cette voie aventureuse fait peu de doute […] » p. 40
Jean-Yves Pouilloux, L’art et la formule, Gallimard, coll. l’Infini, 2016, 204 p.
Ludovic Pautier & Donatien Garnier en résidence à Marincazaou du 30 septembre au 3 octobre 2026. Avec en point d’orgue la performance poétique « Le tarot de l’outil » samedi 3 octobre.
Après la performance, une dégustation de produits locaux, liquides et solides : pâtés, rillettes et foie gras de la Ferme Haou D’Arzet à Saugnac et Cambran ; boudin de la Boucherie Lavigne à Dax ; fromage de Belloc, à Hurt ; parmentier de canard avec des effilochés de Laffitte à Dax ; pastis landais ; vins de Domaine de Pribat à Benesse, Domaine du Tastet à Pouillon, Domaine du Lisé à Habas. Histoire d’encrer la parole poétique de la saveur de la terre d’ici.
Certes, une partie de l’assistance était hébergée sur place dès le vendredi 2 et jusqu’au dimanche 4. Ceci qui explique cela. Ou l’inverse. La performance œnologique n’étant que la trace liquide, l’encre buvable, de la performance poético ambulatoire.