Jean-Claude Pirotte : Les poèmes de Julius White et Un voyage en automne suivi de Cavale

Souvenir Facebook Dimanche 31 octobre 2021
Jean-Claude Pirotte : Les poèmes de Julius White traduits de l’anglais par Ange Vincent et Un voyage en automne suivi de Cavale

 
« Les poèmes de Julius White »
traduits par Ange Vincent
« Un voyage en automne »
suivi de « Cavale »
 
les mille vies visages de
Jean-Claude Pirotte
comme un poème
comme un roman
 
le blues le fog
des brumes de Londres
aux vagues de l’océan
à Nazaré
 
tu n’es personne
tu passes
au coeur du vieux Lisbonne
quartier de la Mouraria
cette fresque hommage
au fado
 
Fernando
Jean-Claude

Pétrarque : « Puisque la vie est brève »

Souvenir Facebook Mardi 31 octobre 2023 
 
 » Puisque la vie est brève
Et que l’esprit a peur des grands exploits,
Je ne me fierai à aucun des deux.
J’espère faire entendre,
Là où je veux et où elle doit être,
Ma souffrance, par un cri silencieux.
Regard gracieux, où niche l’Amour,
Je vous adresse un si pauvre poème,
Paresseux par lui-même, mais porté
Par l’éloge de vous,
Qui l’éperonne et lui donne des ailes
Chaque jour davantage
Et le libère des trivialités.
J’en ai l’esprit élevé, je vous livre
Des secrets longtemps cachés dans mon coeur.
Oh je sais bien qu’en vous rendant hommage
Je ne rends pas justice à qui vous êtes.
Mais je ne puis résister à l’envie
En moi ancrée depuis
Que ce qu’aucune réflexion n’égale
Par ma plume ou par la plume d’un autre.
Je vous sais la seule à pouvoir comprendre
La source de cette mélancolie.
Quand sous vos feux je me transforme en neige,
C’est mon indignité
Qui suscite votre noble dédain.
Oh, si cette terreur
Ne tempérait l’ardeur qui m’incendie,
Je voudrais m’évanouir : sous ces yeux
Plutôt mourir que de vivre loin d’eux. »
 
Pétrarque, Canzoniere, traduction de René de Ceccatty

cette grande lecture

#intermède

Pessac 26/10/2021 23:47
cette grande lecture
depuis toujours
et l’ombre des arbres
plus froide et plus longue
chaque jour
sous les paupières du ciel
le vent
mais pas de dernière page
rien

et ce commentaire d’Angélique Mottet :
Retour
De
L’épure
Des
Mots.
Merci

La voix

Souvenir Facebook Mercredi 31 octobre 1918
La Voix
Une voix, une voix qui vient de si loin
Qu’elle ne fait plus tinter les oreilles,
Une voix, comme un tambour, voilée
Parvient pourtant, distinctement, jusqu’à nous.
Bien qu’elle semble sortir d’un tombeau
Elle ne parle que d’été et de printemps.
Elle emplit le corps de joie,
Elle allume aux lèvres le sourire.
Je l’écoute. Ce n’est qu’une voix humaine
Qui traverse les fracas de la vie et des batailles,
L’écroulement du tonnerre et le murmure des bavardages.
Et vous ? Ne l’entendez-vous pas ?
Elle dit « La peine sera de courte durée »
Elle dit « La belle saison est proche. »
Ne l’entendez-vous pas ?
Robert Desnos – Contrée (1936-1940)